| Class | Class/cat | Nom | Prénom | Dossard | Cat | Temps |
| 40 | 28 | Leboeuf | Ezequiel | 157 | POM | 8:22 |
| 78 | 39 | De Olivera | Miguel | 158 | POM | 9:09 |
| Schwebig | Paul | POM |
| Class | Class/cat | Nom | Prénom | Dossard | Cat | Temps |
| 40 | 28 | Leboeuf | Ezequiel | 157 | POM | 8:22 |
| 78 | 39 | De Olivera | Miguel | 158 | POM | 9:09 |
| Schwebig | Paul | POM |
| Rang | Nom | Prénom | Catégorie | Temps réel | Temps officiel | Rang/cat | Equipe |
| 642 | Leboeuf | Constance | 00:46:43 | 00:49:30 | INVITES REEBOK | ||
| 1200 | Gesbert | Patricia | 00:50:22 | 00:53:08 | INVITES REEBOK | ||
| 2090 | Pailhé-Belair | Pascale | V1F | 00:55:42 | 00:57:52 | 247 | TGVV |
| 2092 | Pailhé-Belair | Olivier | V2H | 00:55:43 | 00:57:52 | 171 | TGVV |
Malgré plusieurs relances infructueuses auprès des TGV-Vistes que j’ai vainement essayé de convaincre du
plaisir de nager, de pédaler et de courir sur des distances réduites dans le cadre d’un triathlon d’initiation, j’ai décidé le dimanche 11 octobre 2009 de participer au Triathlon de Rambouillet au
format promo : 450 m. de natation en piscine de 25 m., 17 km de vélo et 5 km de CAP… c’est quand même pas la mer à boire !| Clt. Gen | Temps | N°dossard | Nom | Prénom | Cat | Clt. Cat |
| 8 | 01:20:16 | 69 | LABRUNE | PHILIPPE | V1 | 3 |
| 10 | 01:21:03 | 33 | SCHWEBIG | GUILLAUME | V1 | 4 |
| 23 | 01:29:21 | 35 | LEBOEUF | PATRICIO | V1 | 9 |
| 34 | 01:41:10 | 1 | COLOMBO | PATRICK | V1 | 15 |
| 35 | 01:42:55 | 23 | DE OLIVEIRA | ISAURA | V1 | 2 |
| 38 | 01:45:16 | 37 | GESBERT | PATRICIA | V1 | 4 |
| 41 | 01:48:10 | 67 | LABRUNE | JOELLE | V1 | 5 |
| 42 | 01:48:39 | 36 | LEBOEUF | CONSTANCE | V1 | 6 |
| 47 | 01:49:50 | 15 | CORNIC | FRANCIS | V1 | 16 |
| 60 | 02:15:24 | 60 | CAPDEQUI | BRIGITTE | V1 | 9 |
| 61 | 02:15:24 | 59 | GARANDET | JEAN MARIE | V2 | 8 |
| Clt. Gen | Temps | N°dossard | Nom | Prénom | Cat | Clt. Cat |
| 2 | 00:40:44 | 168 | CARRERE | DOMINIQUE | V1 | 1 |
| 9 | 00:44:15 | 173 | DEMOY | ARNAUD | V1 | 3 |
Septembre 2009 marque la fin d’une première année de triathlon au bilan contrasté...
Côté entrainement, tout baigne : j’ai pris beaucoup de plaisir aux sorties vélocipédiques dominicales enroulées à un rythme effréné avec les fondus de l’USP triathlon, les entrainements en piscine ont été des moments de pur bonheur (Ah, la joie d’enchainer les séries en hypoxie avec des rattrapés aux cuisses…) et pour la CAP je me suis débrouillé avec Isabelle, les potes du TGV-V ou ceux du travail pour maintenir un minimum de pratique… de toute façon c’est pas mon point fort et cela a peu de chance de le devenir.
Bref, un entrainement assez régulier avec des semaines entre 4 et 8 heures de sport en fonction des possibilités (et notamment de celles de participer à la sortie vélo du dimanche) ce qui me semble pas mal, une fois concilié avec une vie professionnelle, familiale et sociale qui a ses propres exigences. Et c’est là que le bilan s’avère contrasté car, en me retournant sur l’année écoulée, force m’est de constater : « tout ça pour ça ! », tous ces efforts (relatifs) pour une participation assez quelconque à un triathlon au modeste format sprint, c'est-à-dire à peine plus qu’un découverte initiatique…
Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été tenté par nombre de courses, mais le sort s’est manifestement déchainé contre moi : pour les CD d’Etampes et d’Enghien qui me tentaient je m’estimais encore un peu vert, ayant commencé l’année en retard, pour le MD de Troyes que j’avais prévu de faire en grande première avec un copain, j’ai préféré me désister après son abandon que de me lancer seul dans le grand bain, le 6 juin, l’Aquathlon d’Antony dont je gardais un excellent souvenir était annulé, le 21 juin je ne pouvais participer à la sortie club à Clubize, qui me fascinait tant, pour cause de mariage de mon beau-frère, le 5 juillet j’étais inspiré par le LD de Dijon mais bloqué par l’organisation de la Montagn’hard par un pote (superbe trail au demeurant), puis ce furent les vacances, le 23 août ma participation au triathlon CD de la Ferté-Bernard était compromise par la célébration inopinée mais fort plaisante de mon anniversaire au sein du TGV-V, Embrun, je n’y pense même pas, je laisse cela aux cadors de l’USP Tri, il faut rester réaliste, le 30 août je devais renoncer au MD de Vouglans pour fêter l’anniversaire de maman, pour le 13 septembre le club de Sartrouville m’informait que ma participation au sprint qu’il organise ne pouvait être acceptée, le parc à vélo étant complet bien avant la date limite d’inscription, le 19 septembre je ne pourrai pas participer à l’Aquathlon d’Antony pour fêter dignement l’anniversaire de mon beau-père, le 27 septembre je participe à l’organisation du trail de la virée des deux bois en même temps que le sprint du SCA…
Bref, ce n’est pas faute d’envie mais ma saison sportive a été rythmée par une suite de désillusions un peu perturbantes en termes de préparation. Tout bon livre de physiologie sportive pourra le confirmer, une bonne préparation repose sur un courbe en cloche : du foncier initial, de l’affutage précompétitif puis la compétition suivie d’une période de décompression avant la mise en branle d’un nouveau cycle en vue d’une autre compétition.
Sauf que moi avec mes annulations à répétitions, j’ai passé l’année à monter en puissance pour un objectif, remplacé avant même qu’il ait eu lieu par un suivant qui m’obligeait à maintenir la pression, sans phase de décompression post épreuve…. Bonjour l’état de surentrainement permanent, à fortiori pour une première année…
J’en étais là - et las - de mes réflexion quand j’ai vu que les Kronos de Chalons en Champagne organisaient un CD le 13 septembre 2009. La date n’était pas idéale puisque, exceptionnellement cette année, le 13 septembre tombe le lendemain du… 12 septembre, date d’anniversaire des 20 ans de mon ainé bienaimé…. Sauf qu’à force de fêter les anniversaires et les mariages familiaux, je vais finir par définitivement bloquer mon calendrier, alors va pour Chalons en Champagne et que KRONOS tente de dévorer ses glorieux fils triathlètes s’il l’ose !
La préparation diététique a, encore une fois, été des plus soignées pour cause de festivités centrées autour de mon fils qui ont agréablement suppléé la traditionnelle « pasta-party » de la veille de course … un bonheur gustatif incontestable mais d’une digestibilité toute relative…
Après une nuit assez sereine et un réveil ponctué d’interrogations métaphysiques (« T’es sûr d’avoir envie d’y aller après le repas d’hier ?...), je décide que c’est maintenant ou jamais et qu’après la section des tous petits sur le sprint d’Orléans, septembre 2009 serait le mois de ma rentrée en petite section (c’est d’actualité) sur un CD, avant la moyenne sur un MD ?...
Bref après des préparatifs tout aussi complexes que pour Orléans, nous partons à l’aventure avec Isabelle et Louis, vers les marches de l’Est où de tout temps a surgi le danger sur la terre des francs !... sauf quand on se taquinait avec les anglais , les italiens ou les espagnols… mais ceci est le récit d’une course de triathlon, pas un cours de géostratégie !
La route s’avère plaisante, sous un soleil relatif, jusqu’au panneau annonçant le chemin des dames : respect pour nos anciens mais moi qui assimilais plutôt le triathlon à une guerre de mouvements permanents, je trouve de mauvais augure cette référence à une guerre de tranchées, dans la boue et dans la glaise. Pourvu que le terrain soit praticable !
Enfin bref, arrivée tranquille en ville où bien évidement je me perds. J’avise donc une autochtone pour lui demander si elle sait où se déroule le triathlon de Chalons sur Saône … ?!... « euh, je ne sais pas mais probablement dans la ville de Chalons sur Saône ». C’est pas bête ! Je suis tout à fait prêt pour me lancer dans la course d’orientation moi… Après avoir rectifié mon erreur, la très gentille champenoise m’invite à prendre à droite, à contourner la fontaine, à tourner à gauche puis à droite, et ensuite à demander de me faire préciser la suite de mon chemin. Je m’exécute donc et, arrivé à ce point, j’apostrophe une nouvelle champenoise qui, elle, m’invite à faire demi-tour, à tourner à gauche, puis à droite, à contourner la fontaine et à virer à gauche … ?! … il n’échappera pas au lecteur attentif que cette indication me ramène exactement au point de départ où j’avais rencontré mon premier guide local … C’est bon, pour la course d’orientation on peut monter une équipe ! En attendant on n’est pas beaucoup plus avancé et cela peut durer longtemps à ce rythme, jusqu’à ce qu’un indigène monté sur vélo à prolongateur (un signe qui ne trompe pas) m’interpelle : « Vous venez pour le triathlon ? ». Ouahhhh !!! Le début de la gloire. Malgré mes lunettes de soleil opaques il m’a reconnu ! Ma renommée dans le monde du triple effort aurait donc d'ores et déjà dépassé les murs de la chambre de mon Loulou qui du haut de ses cinq ans reste persuadé du caractère intrinsèquement héroïque de toute action entreprise par ses deux géniteurs (profite Arnaud, profite, ça ne durera pas !)… à moins que mon cycliste ne soit doté d’un esprit de déduction totalement exceptionnel et que sa question n’ait été motivée que par la conjonction de deux phénomènes apparemment sans aucun lien logique : la vue de ma totale perplexité devant une carte Michelin, conjuguée avec celle du vélo qui trône à l’arrière de la voiture…. Mais non, je suis certain d’être effectivement une nouvelle victime de la pipeaulisation (du terme pipeau dont la signification n’est plus à préciser ; à ne pas confondre avec la peopolisation extrapolation de l’anglais « people » mais dont la signification, dans ce contexte, est très voisine) des sportifs de « haut » niveau et m’apprête à répondre à sa demande d’autographe quand je le vois démarrer en trombe me criant « suivez-moi ! ».
Il écrase donc avec aisance la pédale de son vélo, j’écrase avec non moins de facilité celle de l’accélérateur de mon automobile pour le suivre (après tout chacun sa façon de s’échauffer…), Isabelle écrase une larme de bonheur à l’idée d’être arrivée et de pouvoir se restaurer et Louis s’écrase tout court et nous nous mettons à slalomer entre une multitude de sens interdits pour rejoindre un très agréable parc où je peux enfin garer la voiture.
Le temps de sortir, de récupérer le dossier d’inscription et il nous reste une bonne heure avant le départ. C’est tout l’avantage des épreuves post-méridiennes qui se déroulent à une distance raisonnable de la maison.
Bref, restauration « légère » à base de sandwichs et de flan pâtissier (j’adore !) et puis, après m’être fait reconnaitre et dument marquer, j’installe le matériel dans le parc à vélo sous le regard goguenard, devant mon inexpérience, mais très pro des juges-arbitres.
Et là, puisque j’ai le temps, je décide de me livrer à un échauffement poussé qui me permettra de partir dans de meilleures conditions qu’à Orléans : un prééchauffement de 129 m. de footing souple pour rejoindre la voiture et récupérer le gel oublié, ponctués de deux lignes droites de 12 m 27 (enfin à vue de nez ou à odorat d’œil) pour faire monter la fréquence cardiaque à 112, 5 pulsations / minute, puis deux séries de 6 moulinets un quart de chaque bras pour la nation. Ensuite, je passe aux choses sérieuses, c'est-à-dire au cœur de l’échauffement : enfilage de la combinaison de natation qui, bien évidement, ne veut pas se mettre correctement, m’oblige à me contorsionner dans tous les sens et dans un stress croissant en entendant le speaker inviter les concurrents à rejoindre le ponton de départ. Ca y est, c’est bon, la fréquence cardiaque est maintenant à 175 pulsations / minute (une véritable petite musaraigne étrusque). Je suis chaud-bouillant.
Il n’y a plus qu’à rejoindre l’aire de lancement en constatant la présence sur les berges de rats au moins aussi goguenards que les juges-arbitres à l’idée de nous accompagner. Gasp, que faire : je préviens Isabelle que je vais nager avec des rats au risque de passer la semaine dehors sous la tente ou je préserve mon confort nocturne en lui cachant la vérité. Allez, dans un couple il est important de tout se dire : « tu as vu Isabelle, on va nager avec des …. cygnes » (je sais, c’est lâche mais on approche de l’automne et les nuits sont fraiches !). Et effectivement nous voyons une demi-douzaine de superbes cygnes s’ébrouer, chassés par notre arrivée. Pourvu qu’ils ne décident pas de se venger en poursuivant de leur vindicte un concurrent isolé (moi par exemple) dont ce serait alors le chant du cygne (bon d’accord elle est facile celle la, mais reconnaissez que je vous ai évité la référence au nom du lac dans lequel nous allons nous débattre…).
Enfin arrivé sur le ponton, il n’y plus qu’à se jeter à l’eau et dans tous les sens du terme … pour être immédiatement saisi par le caractère … saisissant de la température. Moi qui étais chaud bouillant, ça fait pschhiiitttt dans un grand nuage de vapeur. Sans être franchement froide, l’eau à 17 ° n’est pas franchement chaude ! Cela ira probablement mieux en nageant, sauf que pour cela encore faut-il pouvoir … nager. Le départ est en effet retardé par un conflit déclaré entre les juges arbitres (qui sont dans leurs rôles) et des concurrents survoltés (qui le sont moins) qui pour être certains de prendre la tête et la corde dès le début de la course se positionnent 20 cm devant la corde tendue qui matérialise la ligne de départ ; 20 cm ce n’est pas grand-chose mais quand on en fait une question de principe cela peut prendre des proportions effroyables. Des guerres ont été déclarées pour moins que cela mon brave monsieur ! Bref une longue négociation s’engage entre les juges arbitres et les triathlètes récalcitrants sous les huées du gros du peloton qui commence à geler sur place. Et finalement, sans que l’on puisse vraiment déterminer si ce sont les concurrents qui ont reculés ou si ce sont les arbitres qui ont imperceptiblement fait avancer la corde de départ, à moins que ce ne soit la résultante d’une conjonction de ces deux facteurs, la situation finit par rentrer dans l’ordre et le départ est donné au son de la corde de brume (là je phantasme, en fait c’est plutôt un pouêt-pouêt mécanique mais tout aussi efficace).
Et là j’ai immédiatement une très agréable surprise, non pas du fait de l’eau qui, certainement parfaitement propre par ailleurs, présente une trouble couleur verdâtre et une opacité impropre à toute vision, ne serait-ce que du bout de son nez et qui me fait fantasmer sur les photos de triathlon en lac de montagne et leur bleu azuréen, mais plutôt grâce à la facilité et à l’aisance de l’effort engagé.
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