Lundi 2 mars 2009
Extrait de la conférence "Femme et sport" organisée le 8 mars 2006 au Centre National de Rugby de Marcoussis
Un peu de graisse ne nuit pas à la pratique sportive, au contraire !
C'est même la raison pour laquelle les femmes sont plutôt meilleures que les hommes dans des épreuves d'endurance. "A taille et poids identiques, la femme a en moyenne 30% de masse grasse en plus que l'homme, et autant de masse musculaire en moins, explique le Dr Martine Duclos, endocrinologue au CHU de Bordeaux et chargée de recherches à l'Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Lors d'une épreuve sportive, les hommes vont surtout puiser dans leurs réserves en glycogène, stockées dans les muscles, tandis que les femmes solliciteront leurs lipides, mis en réserve dans le tissu adipeux. Or si les hommes et les femmes sont égaux en glycogène (environ 400g par individu, équivalent à 1 600 kilocalories, donc à trois heures d'exercice intense), les femmes sont plus riches en lipides : il faut compter environ 16 kg de matière grasse pour une femme de 65 kg, soit une réserve de 140 000 kilocalories équivalente à 280 heures de sport ! (contre 85 000 kilocalories pour les hommes)".
Résultat, après un ultra-marathon de 100 km, les hommes s'écroulent, épuisés, vidés de toutes leurs réserves en glycogène, tandis que les femmes peuvent encore courir quelques dizaines de kilomètres. En revanche, les hommes sont souvent meilleurs dans les épreuves qui demandent un effort intense mais peu soutenu dans le temps, comme courir un 100 mètres.
Le Dr Duclos tente donc de raisonner les entraîneurs qui demandent aux femmes de se mettre au régime pour améliorer leurs performances sportives : d'une part, cette masse grasse est un atout en terme d'endurance à l'effort. D'autre part, cette masse grasse est nécessaire aux femmes pour protéger leurs os et leurs vaisseaux. Si cette masse diminue pour passer de 30 à moins de 20%, cela induit des troubles du cycle hormonal, une ostéoporose parfois très importante, ainsi que des complications cardiovasculaires. Avis aux professionnelles et aux joggeuses du dimanche !
Un peu de graisse ne nuit pas à la pratique sportive, au contraire !
C'est même la raison pour laquelle les femmes sont plutôt meilleures que les hommes dans des épreuves d'endurance. "A taille et poids identiques, la femme a en moyenne 30% de masse grasse en plus que l'homme, et autant de masse musculaire en moins, explique le Dr Martine Duclos, endocrinologue au CHU de Bordeaux et chargée de recherches à l'Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Lors d'une épreuve sportive, les hommes vont surtout puiser dans leurs réserves en glycogène, stockées dans les muscles, tandis que les femmes solliciteront leurs lipides, mis en réserve dans le tissu adipeux. Or si les hommes et les femmes sont égaux en glycogène (environ 400g par individu, équivalent à 1 600 kilocalories, donc à trois heures d'exercice intense), les femmes sont plus riches en lipides : il faut compter environ 16 kg de matière grasse pour une femme de 65 kg, soit une réserve de 140 000 kilocalories équivalente à 280 heures de sport ! (contre 85 000 kilocalories pour les hommes)".
Résultat, après un ultra-marathon de 100 km, les hommes s'écroulent, épuisés, vidés de toutes leurs réserves en glycogène, tandis que les femmes peuvent encore courir quelques dizaines de kilomètres. En revanche, les hommes sont souvent meilleurs dans les épreuves qui demandent un effort intense mais peu soutenu dans le temps, comme courir un 100 mètres.
Le Dr Duclos tente donc de raisonner les entraîneurs qui demandent aux femmes de se mettre au régime pour améliorer leurs performances sportives : d'une part, cette masse grasse est un atout en terme d'endurance à l'effort. D'autre part, cette masse grasse est nécessaire aux femmes pour protéger leurs os et leurs vaisseaux. Si cette masse diminue pour passer de 30 à moins de 20%, cela induit des troubles du cycle hormonal, une ostéoporose parfois très importante, ainsi que des complications cardiovasculaires. Avis aux professionnelles et aux joggeuses du dimanche !
Par alice
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Publié dans : Et d'un point de vue médical ?
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Reportage Tribondeau
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