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Et d'un point de vue médical ?

Dimanche 23 mars 2008

Libérées par le cerveau de façon significative pendant et après l’exercice physique, les
endorphines nous permettent parfois d’atteindre « l’extase »
Les endorphines sont un antalgique naturel de longue durée, proche de la morphine,
produit par l’organisme pour contrer la douleur. Elles se trouvent dans des glandes
situées près du cerveau et agissent sur des zones du cerveau qui captent les opiacés
(morphine par exemple), en particulier des zones associées à la perception de la douleur.
Les endorphines sont secrétées dans différentes situations : le plus souvent en cas de
stress intense, qu’il soit psychologique ou physique, mais aussi et surtout durant
l’exercice musculaire.
Ainsi il est de plus en plus admis dans la communauté scientifique que l’organisme humain
produirait une quantité d’endorphines plus importante lors d’un entraînement vigoureux :
le taux d’endorphines étant directement lié à l’intensité et à la dureté de l’exercice.
Les sports d’endurance sont les plus « endorphinogènes » : le jogging, le vélo, la
natation, les balades en raquettes et le ski de fond.
Malheureusement, il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines, il faut
maintenir l’effort pendant au minimum une demi-heure en gardant un rythme dit
« confortable », c'est-à-dire supérieur à 60 % de ses capacités respiratoires. En 1984,
une étude menée par des médecins américains a identifié dans la littérature sportive 27
expressions ou qualificatifs décrivant cet état particulier. Parmi les plus fréquemment
utilisés : euphorie, spiritualité, puissance, grâce, déplacement sans effort, vision
momentanée de la perfection, flottement dans l’irréel. C’est ce que les sportifs appellent
« l’extase du coureur ». Nombreux sont ceux et celles qui affirment : « Il est vital
pour mon équilibre que j’aille courir, après une demi-heure difficile je suis submergée
par une sensation de plaisir, souvent je résous certains problèmes, j’ai l’impression d’être
plus lucide, de mieux réfléchir.
Ainsi l’effet anesthésiant et euphorisant des endorphines permet de penser qu’elles
pourraient intervenir pour limiter les sensations douloureuses lors des activités
physiques intenses.
Parmi les autres particularités, on note souvent que les sportifs réguliers sont moins
sujet au stress que les non sportifs, ceci s’expliquerait par un autre effet des
endorphines : l’effet anxiolytique, propriété reconnue aussi de la morphine. Cet effet
serait valable sur une durée de deux à six heures en fonction des personnes et de
l’effort fourni.
Enfin ces hormones sont aussi antalgiques ce qui permet de pousser un peu plus loin son
effort puisqu’elles inhibent les douleurs d’origines musculaire ou tendineuse. Ce qui peut
d’ailleurs constituer le revers de la médaille : en cas de blessure le coureur peut
poursuivre son effort alors qu’il devrait le stopper.
Autre travers : comme tout pratiquant que nous sommes, on peut s’apercevoir qu’après
une séance dure ou de fractionné en soirée, le sommeil aura du mal à venir, il s’agit là
probablement de l’effet euphorisant et excitant des endorphines.
Certaines personnes peuvent aussi devenir obsédées par leur condition physique, leur
poids ou leurs performances. Elles ne peuvent alors pratiquement plus cesser leur
entraînement, même pour une seule journée ! L’entraînement devient alors une
« compulsion », la personne ne peut résister au besoin de faire de l’exercice sans
ressentir de l’angoisse ou, du moins une forte culpabilité.
Attention donc, car si la recherche de la performance maximale n’est pas mauvaise en
soi, il faut néanmoins comprendre qu’on ne peut être au sommet de sa forme physique
qu’une ou deux fois par an, pendant une période de deux semaines environ.
Malheureusement, beaucoup essaient d’être au sommet douze mois par an et leur vie
sportive peut alors se caractériser par une myriade de blessures.
Les adeptes qui deviennent dépendants de l’exercice ressentent un profond malaise
d’angoisse, de culpabilité, s’ils manquent une session d’entraînement et ils ont la
perception qu’ils doivent toujours augmenter la dose pour obtenir les mêmes résultats.
Ceci résulte d’une augmentation toujours grandissante du temps consacré à
l’entraînement, ce dernier commence alors à empiéter sur le temps consacré à la famille,
aux amis et même au travail. De plus, au niveau physiologique, on note une augmentation
des blessures de surentraînement, l’apparition d’une fatigue générale voire même un
affaiblissement du système immunitaire.
Très souvent, même la personnalité de l’individu accro de l’exercice va changer, surtout
lorsque celui-ci sera obligé de sauter un ou deux entraînements à cause d’une blessure ou
autres événements, les sentiments de culpabilité et de frustration engendrent alors
des comportements que l’on pourrait qualifier d’asociaux : agressivité, retrait, repli sur
soi.
La dépendance liée à l’exercice et sa production d’endorphine est plus répandue qu’on ne
le pense et, lorsque celle-ci nuit franchement à la vie de celui ou celle qui en souffre, il
est alors recommandé de consulter un spécialiste.
Il ne s’agit pas d’arrêter totalement l’entraînement mais d’élaborer un entraînement avec
l’aide d’un professionnel de l’activité physique.
Pas de panique cependant, ces comportements extrêmes ne se rencontrent que
rarement sauf lors de doses importantes, voire quotidiennes.

Un extrait de « Santé et Forme », du docteur Nicolas Bompard, tiré du
journal JOGGING.
Par alice
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Mercredi 2 avril 2008


1. Notion de VO 2 max et de seuil anaérobie.

La consommation maximale d'oxygène, ou VO2 max, est une valeur fondamentale dans l'étude de la physiologie à l'effort. Elle représente la quantité maximale d'oxygène que l'organisme peut prélever dans l'air (par la respiration pulmonaire), transporter  (par la circulation du sang ), et consommer (par les muscles) par unité de temps. Pour schématiser, plus cette valeur sera élevé pour un individu plus il sera capable de maintenir longtemps et à une vitesse élevé un effort (endurance).
Elle est égale à environ 40 millilitres par minute et par kilo chez l'homme et peut atteindre 70 à 90 ml/min/kg chez l'athlète de haut niveau qui pratique un sport d'endurance comme le marathon par exemple.

Le seuil anaérobie désigne le niveau d'intensité de l'effort à partir duquel, si l'effort est poursuivi et intensifié, on observe l'apparition d'acide lactique dans le sang et l'augmentation de la production de gaz carbonique et donc l'épuisement et l'arrêt de l'exercice : on dit que l'on est dans le " rouge " au delà de la zone anaérobie. En endurance le sportif devra s'efforcer de rester en deçà de cette zone.

2. Variation de la VO2 max

Il faut savoir que la VO2 max est acquise pour une bonne part dès la naissance, et n'est pas un champion de marathon qui veut mais qui peut. La VO2 max ne peut s'améliorer que de l'ordre de 20% pour un non sportif qui se met à un travail spécifique de sa VO2max.
Nous sommes donc tous inégaux, mais tous capables d'améliorer nos performances avec le travail, ce qui explique que le marathon se court entre 2h 10 pour les meilleurs et 5h voir plus pour les autres ; nous pouvons tous améliorer nos temps mais celui qui court à 11 Km/h ne courra jamais à 19 Km/h.
En dehors de la génétique, d'autre facteurs rentrent en jeu :

- L'âge : les valeurs les plus élevées sont notées entre 18 et 25 ans, après 30 ans elles diminuent régulièrement (0,8% par an) par diminution en outre de la fréquence cardiaque maximale.
- Le sexe : en effet, la VO2 max est de 15 à 30 % plus élevée chez l'homme que chez la femme.
- L'entraînement : si celui-ci est bien conduit, il peut l'augmenter considérablement. A l'inverse, un repos forcé, pour une blessure par exemple, la diminue.
- La masse grasse : plus celle-ci est élevée, moins la VO2 max le sera.

3. Mesure de la VO2 max

Il existe des moyens de mesures dites directes, très précises mais nécessitant un plateau technique important avec du matériel très coûteux et ayant un prix pour le sportif. L'exercice est effectué sur tapis, vélo ou rameur selon la spécialité du sport à étudier, et les échanges respiratoires sont analysés au fur et à mesure de l'exercice jusqu'à l'effort maximal ou la consommation d'oxygène n'augmente plus (VO2 max) ; pour cela, le sportif effectue un effort de difficulté croissante (augmentation de la vitesse du tapis) jusqu'à l'épuisement en respirant dans un embout ou un masque relié à l'analyseur de gaz.
Le grand intérêt de ce type de test est aussi de déterminer le seuil anaérobie très utile pour les plans d' entraînement . Ce seuil peut aussi être obtenu par des mesures de lactates à partir de micro prélèvements sanguins effectués au cours de l'épreuve ; cette méthode dite " lactique " attribue le seuil à une valeur de 4 millimole par litre.

Les moyens de mesure indirecte font une estimation de la VO max : il existe des tests en milieu médical ou le sportif exécute un effort, la plupart du temps sur bicyclette ; la VO2 max est alors estimée à partir de table par un rapport entre la puissance de l'exercice et la fréquence cardiaque. La marge d'erreur peu atteindre 20 %.
Il existe aussi des tests dits de terrain, sur piste, comme le test de Cooper ou celui de Leger-boucher (navette).

Test de Cooper : l'épreuve consiste à parcourir la plus grande distance en 12 minutes, une formule détermine alors la VO2 max par rapport à la distance parcourue.
Test de la navette : L'épreuve se déroule entre 2 lignes distantes de 20 mètres. Il Faut atteindre les lignes à des vitesses de plus en plus élevées rythmés par une bande magnétique. VO2 max est alors égale au numéro du dernier palier atteint multiplié par 3,5.

4. Notion de capacité aérobie (seuil)

Le sportif qui a la plus importante VO2 max sera t-il le meilleur en course de fond ?
Si la VO2 max correspond à la Puissance Maximale Aérobie (PMA) ou Vitesse Maximale Aérobie (VMA, vitesse de course à VO2 max), la Capacité Aérobie représente le plus grand pourcentage de cette puissance que l'on est capable d'utiliser au cours d'une activité physique de longue durée sans être en anaérobie (dans le rouge). La capacité aérobie peut varier de 60 à 90 % de la VO2 max. C'est sur la valeur de ce seuil que se fera la différence entre 2 athlètes qui ont la même VO2 max.
Prenons en exemple un athlète A avec une VO2 max à 80 ml/kg/min avec une capacité à 70 %, il aura une vitesse de course à son seuil anaérobie inférieur à un second athlète B qui a une VO2 max à 70 mais une capacité à 90% ; il est donc primordial de faire un travail spécifique visant à repousser son seuil le plus haut possible.
On peut déterminer sa capacité aérobie à partir de 3 paramètres en laboratoire; ventilatoire, biologique (lactatémie entre 2 et 4 mmol/l) et à partir de la Fréquence cardiaque.
Sur le terrain, le seuil correspond grossièrement à la fréquence cardiaque ou la vitesse de course atteinte au début d'une respiration difficile ou saccadée, le sportif ayant des difficultés à faire des phrases sans essoufflement.

5. Quel est l'intérêt pour le sportif de réaliser une VO2 max ?

La VO2 max a une fonction d'orientation, il est possible de savoir si la VO2 max d'un individu est suffisante pour qu'il atteigne le niveau régional ou national ou ses objectifs.
Les tests en direct vont permettre de guider l'entraînement, et si on répète les épreuves, de voir les progrès effectués surtout pour le seuil anaérobie.
Elle permet d'estimer la puissance et la fréquence cardiaque au-dessus de laquelle le sportif va commencer à solliciter le métabolisme anaérobie, cette valeur est essentielle à la programmation de l'entraînement.


Dr BOMPARD Nicolas : médecin du sport.

Par alice
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Mercredi 9 avril 2008

 

Les chiffres sont très différents d’une enquête à l’autre, mais il semblerait qu’environ 20 à 40%  des participants d’un marathon soient pris de troubles digestifs. Ils sont à l’origine de la moitié des abandons.

Ces troubles touchent tous les athlètes quelque soit leur niveau, mais semblent moins fréquents chez les plus entraînés.

Voici ce que disait derek Clayton après avoir battu le record du monde du marathon en 1969 (2h8’34’’) : « Deux heures plus tard, l’exaltation avait disparu. J’urinais des caillots de sang, je vomissais des mucosités noirâtres et j’avais une abondante diarrhée de couleur noire. Je ne pense pas que beaucoup de gens peuvent comprendre ce que j’ai enduré pendant les quarante-huit heures suivantes »

            Ces troubles digestifs peuvent être séparés selon leur symptomatologie en troubles du bas appareil digestif à type de diarrhées, douleurs intestinales et en troubles du haut appareil digestif composés de douleurs d’estomac de reflux gastro-oesophagien et de vomissements..

 

 

Quels sont les symptômes ?

 

            Les manifestations les plus banales sont les nausées et les douleurs abdominales à type de coliques (crampes intestinales) ; à un stade au dessus apparaissent les vomissements et les diarrhées puis enfin de fréquence beaucoup plus rares et graves, de véritables hémorragies digestives ou colites ischémiques dues à un défaut de vascularisation de l’intestin donnant des infarctus ou nécrose de celui-ci et pouvant justifier d’une intervention chirurgicale.

            Il y a une hospitalisation pour mille cas de trouble digestif.

            De véritables ulcères digestifs on été mis en évidence par fibroscopie et peuvent aussi être à l’origine des anémies observées chez le coureur à pied.

            De même, la recherche positive de sang dans les selles après un marathon par des tests biologiques sensibles est quasi constante et est le témoin de la souffrance du tube digestif lors des efforts intenses mais reste sans gravité dans l’immense majorité des cas.

 

Pourquoi ces troubles ?

 

            Faisons un peu de physiologie à l’effort pour bien comprendre les modifications que l’effort produit au niveau du tube digestif.

 

            Lors de l’effort, l’oxygène transporté par nos globules rouges va se diriger préférentiellement vers les muscles actifs pour subvenir à leurs besoins par deux mécanismes :

- Augmentation du débit sanguin, (quantité de sang éjecté par le cœur en litre par minute), par augmentation de la fréquence cardiaque entre autre. Ce débit qui est 5 litres par minutes environ au repos, va passer à 25 l/mn jusqu’à 40 l/mn pour certains athlètes de haut niveau.

- Redistribution du sang à l’effort des organes inactifs vers les organes actifs (les muscles). Au repos les muscles ne reçoivent que 15 % du débit cardiaque, le reste étant dirigé vers les viscères (tube digestif, foie, rate, reins), le cœur et le cerveau. Lors de l’exercice maximal, les muscles vont recevoir jusqu’à 90% du débit cardiaque, le cœur et le cerveau ont eux des débits maintenus pour un bon fonctionnement alors que les viscères vont voir leur débit sanguin diminuer jusqu’à 80% dans certains cas par rapport à leur valeur de base.

 

            La réduction du débit sanguin intestinal est agravé par la déshydratation et persiste à l’arrêt de l’effort environ 1 heure. La déshydratation est donc un facteur favorisant la survenus des troubles digestifs à l’effort.

 

            A ces troubles de la vascularisation s’ajoutent les effets des microtraumatismes sur les viscères abdominaux. En effet, en course à pied, les appuis au sol provoquent des vibrations qui se transmettent à tout le corps dont le système digestif, ce qui explique que la  fréquence de ces troubles est nettement moins élevée dans des activités d’endurance où les contraintes mécaniques sont moins importantes tel que la natation le vélo ou le ski de fond

             Certains médicaments comme les anti-inflammatoire ou l’aspirine qui sont souvent pris par les sportifs pour soulager les tendinites ou atténuer les courbatures peuvent déclancher ou aggraver une pathologie au niveau de l’estomac.

            Le manque d'entraînement. Plus l'exercice est intense et effectué par un sportif novice plus les troubles digestifs sont nombreux. L'entraînement progressif a donc des effets préventifs sur la survenue des troubles digestifs.

            L'anxiété, la peur de l’épreuve (premier semi ou marathon) ou la tension lors de l’attente précédant la course provoquent des diarrhées qualifiées "d'émotives".

            L’alimentation précédant la course a aussi une grande influence sur les troubles digestifs.

 

On peut noter aussi que ces troubles sont plus fréquents chez les femmes et les jeunes coureurs.

Le reflux et l'effort :

Le reflux est un retour de substances acides provenant de l’estomac dans le fond de la gorge (œsophage), cela se traduit par la sensation d’avoir dans la gorge un produit infect proche du vomi.

Ce phénomène peut apparaître après un repas copieux, une position allongée après avoir mangé, le port d’une ceinture trop serrée ou encore à l’effort ; plus l'intensité de l'effort sera élevée, plus le reflux sera important.
Ce phénomène est accentué par la diminution de la quantité de salive déglutie pendant l'effort. En effet, la salive joue un rôle de tamponnement de l'acidité provenant de l'estomac.

            L’absorption d’air par l’augmentation de la ventilation à l’effort augmente le contenu gazeux du tractus digestif supérieur, ce phénomène semble particulièrement impliqué dans le mécanisme du reflux gastro-oesophagien ; il faudra alors apprendre à bien gérer sa ventilation lors de la course à pied.

 

 

Que faire en course ?

 

            En cas de diarrhée, il est raisonnable d’abandonner sur un marathon afin d’éviter une déshydratation importante et  d’aggraver ses troubles digestifs.

            Pour les mêmes raisons, l’apparition de vomissement conduira aussi à l’arrêt de la course.

            S’hydrater régulièrement en petite quantité afin de ne trop charger l’estomac qui travaille au ralenti. Ces boisons ne doivent pas être trop concentrées afin d’être bien absorbées.

            Il faudra éviter les aliments solides.

 

Comment les prévenir ?

 

            Il faut avoir conscience qu’au cours de la course à pied, le système digestif fonctionne au ralenti et vas être mis à rude épreuve, il faut donc le ménager.

            Le dernier repas sera  pris au moins 4 heures avant l’épreuve, et il ne sera pas trop gras. Eviter les boissons froides et très sucrées : la consommation de liquide dont la teneur en sucres est très élevée peut provoquer des diarrhées. De même, le froid est particulièrement agressif pour la muqueuse intestinale et difficile à absorber pour l'organisme.

            On prendra 400 cc d’une boisson avant l’épreuve et de petites quantités à chaque ravitaillement pendant la course. Ne pas boire de boissons trop froides et trop sucrées.

            Un bon entraînement permet de limiter les variations du débit sanguin au cours de l’épreuve et d’en limiter les effets secondaires.

            Les troubles sont aussi corrélés aux conditions atmosphériques, ils sont plus fréquents lorsque la température est au dessus de 20°. Penser à ne pas trop se couvrir.

            Bien entendu « no stress », restez calme avant la course.

            Si les problèmes intestinaux persistent malgré tout votre médecin pourra vous prescrire un pansement intestinal.

 

 

*Clinique du plateau : 92140 CLAMART

Par alice
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Lundi 14 avril 2008

 


 

L'épuisement ou mur du marathon, intervient lorsque le glycogène musculaire et hépatique ainsi que le glucose sanguin sont à un niveau critique. La vitesse de l'athlète, le sens de l'orientation, l'aptitude à se concentrer diminuent. En général, l'exercice doit être arrêté ou son intensité considérablement réduite.
Ces symptômes arrivent alors que les réserves de certains muscles sont encore intactes. Une solution serait d'aller puiser dans ces stocks. Malheureusement, les réserves des muscles inactifs ne sont pas mobilisées au cours de l'exercice et le glycogène du foie peut ne pas être immédiatement utilisable. La fatigue est inévitable.

Le problème majeur dans la course de durée est donc de réussir à préserver le stock de glycogène. Or, plus la vitesse de course est élevée, plus la part relative du glucose devient prépondérante. Outre la vitesse de course, les variations d'allures répétées sollicitent énormément la filière des glucides. S'il en est ainsi, c'est que les voies de dégradation du glucose sont les seules à posséder un délai de mise en œuvre suffisamment court et une vitesse suffisamment importante pour répondre à l'augmentation de la demande d'énergie.
Avec l'entraînement, l'organisme apprend à remplacer l'utilisation du glycogène par celui des graisses. En courant à la même vitesse relative, un coureur entraîné utilise moins de glycogène qu'un néophyte.

Mais entraîné ou non, le glycogène revêt toujours une grande importance dans la réalisation de performances de longue durée.

Si le glycogène permet d'aller vite, l'utilisation des lipides permet, elle, d'aller très longtemps.

La part des lipides participant à l'énergie de la course varie en fonction de l'intensité et de la durée de l'effort.
- Concernant l'intensité. Plus l'effort est réduit, plus la proportion des lipides entrant dans la dépense énergétique est grande. Elle est maximale pour des allures inférieures au seuil (zone verte). En dessous de l'allure de footing rapide, la fourniture énergétique peut provenir à 90% des lipides ; les 10% de glucides étant nécessaires pour assurer la partie terminale de l'oxydation des graisses.
- Concernant la durée de l'effort. La dégradation des graisses intervient dès les premières minutes et ne cesse de croître avec la durée de l'exercice. En théorie, la réserve adipeuse (= de graisse) de l'organisme permet de courir presque indéfiniment à des allures modérées. Songez qu'au cours d'un marathon réalisé en 3-4h, la quantité de graisse utilisée par un homme de 70kg est de l'ordre de 300g alors que ses réserves sont supérieures à 10kg !

Au-delà d'un seul effort, l'entraînement régulier permet de modifier le métabolisme des lipides

C'est l'aptitude complète de l'organisme à dégrader les lipides qui est accrue, dans des proportions de 20 à 30%, par l'entraînement. Ces nouvelles dispositions à utiliser les graisses se font sentir au niveau de la masse grasse de l'organisme.
En moyenne, la proportion de graisses présente dans l'organisme est proche de 15% pour les hommes et de 20% pour les femmes. Avec l'entraînement, ce taux moyen diminue et peut même atteindre des valeurs inférieures à 5% pour les hommes et 10% pour les femmes les plus aguerris à la pratique poussée.

Cette adaptation a son revers de médaille. Si l'entraînement se fait exclusivement dans les allures modérées (zone verte), il apparaît, chez l'athlète, une diminution de l'aptitude à pouvoir courir vite. Six à neuf mois suffisent pour faire ce constat. La fréquence cardiaque maximale diminue, la fréquence de repos est généralement très basse. L'athlète a perdu l'essentiel de ses qualités anaérobies, il s'est rendu incapable de "faire du lactate" ; les taux maximaux étant dans une épreuve progressive de 6 mmol/l contre 8 à 14 mmol/l habituellement.
En pratique, un tel sportif est capable de courir très longtemps doucement et de manière régulière. En revanche, il ne peut plus ni courir vite, ni changer d'allure. Selon l'expression consacrée, il est devenu un vrai "diesel".

Par alice
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Jeudi 5 juin 2008

Par le Dr Nicolas Bompard, médecin du sport à la Clinique du Plateau, Clamat 

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale est une pathologie que l’on rencontre très fréquemment chez les coureurs à pied ; il peut se voir aussi chez les cyclistes et chez les randonneurs plus particulièrement lors des descentes.

L’histoire du sportif est toujours la même et le diagnostic est souvent fait à l’interrogatoire : en effet, lorsque le sujet effectue une course à pied, il constate pour une distance qui est habituellement toujours la même (ou moins en cas de terrain vallonné ou sur des surfaces dures et non planes) une douleur importante située en regard du compartiment externe de son genou, qui le contraint à arrêter sa course. Dés l’arrêt de cette dernière la douleur diminue voir s’estompe totalement.  Elle peut cependant parfois être moins typique et persister en dehors de l’effort notamment lors des descentes d’escaliers.

Lorsque le patient est examiné au cabinet il n’y a plus aucune douleur et l’examen est le plus souvent normal. Je conseille au patient qui vient consulter de courir juste avant la consultation pour être certain du diagnostic.

Une autre particularité de ce syndrome est qu’au repos, lors de la marche ou même lors d’activités sportives qui nécessitent des courses irrégulières comme le tennis ou le basket, il n’existe aucune douleur.

Un peu d’anatomie et de physiologie pour comprendre 

La bandelette ilio-tibiale est une grande lame tendineuse plate qui naît de la réunion du grand fessier et du tenseur du facia lata à la face externe de la hanche en haut et qui va se terminer en bas sur la face supéro-externe du tibia (tubercule de gerdy).

Dans la course de fond, la répétition des flexions extensions du genou (800 à 1000 par kilomètre), provoque des microlésions des fibres collagènes de la bandelette ilio-tibiale, et parfois une bursite de la bourse séreuse située entre la bandelette et le condyle externe (partie inférieure du fémur).

L’appellation « syndrome de l’essuie glace » vient du fait, qu’en extension du genou, la bandelette ilio-tibiale est située en avant de la tubérosité du condyle externe, et qu’en flexion, celle ci glisse sous le condyle externe à la manière d’un essuie glace.

Ainsi, à chaque mouvement de flexion-extension du genou, il y aura un conflit entre la bandelette ilio-tibiale et le condyle externe qui fait un peu saillie. 
 

Examen clinique :

Comme on l’a vu plus haut lorsque le médecin est habitué à cette pathologie le diagnostic est fait à l’interrogatoire, l’examen clinique permettra de le confirmer et surtout d’éliminer une autre pathologie.

L’examen clinique révèle un genou sec, de mobilité normale, et permet donc d’éliminer une pathologie méniscale externe, une souffrance du ligament latéral externe, une souffrance fémoro-patellaire, une autre tendinite (biceps, poplité…) ou encore une fracture de fatigue.

Il faudra s’attacher à rechercher un trouble statique pouvant expliquer l’apparition des douleurs, comme un genou varum, un défaut d’appui plantaire par un examen podoscopique à la recherche notamment d’un pied creux et bien entendu rechercher une rétraction musculaire en particulier du grand fessier et du tenseur du facia lata.

L’examen de la chaussure de course peut révéler une usure anormale du bord externe par rapport à l’autre chaussure. On s’assurera bien entendu que les chaussures sont bien adaptées à la pratique de la course à pied.

En fait, le diagnostic peut être affirmé grâce à deux tests :

- le test de RENNE avec apparition spontanée de la douleur lorsque le sujet est en appui unipodal du côté incriminé, genou fléchi à 30-40°.

- le test de NOBLE : le sujet en décubitus dorsal, la pression directe, par le praticien, de la face externe du condyle latéral, à 3 cm au dessus de l’interligne articulaire, réveille des douleurs lors de la mise en extension passive du genou aux alentours de 30° de flexion.

Les examens complémentaires.

Ils sont la plupart du temps inutiles, le diagnostic étant clinique ; ils ne seront demandés que devant un tableau clinique plus "frustre", ou devant la persistance des symptômes. Ces examens ont plus pour but d'éliminer les autres causes de douleur externe du genou, que de montrer la zone conflictuelle.

Le médecin pourra demander en fonction des éléments cliniques une radio, une échographie ou encore une IRM.

Le traitement

Il passe, dans un premier temps, par un repos sportif d’environ 3 semaines.

Une infiltration peut être réalisée entre la bandelette et le condyle externe, elle sera très efficace en cas de bursite associée.

La mésothérapie est intéressante.

La cryothérapie

La rééducation dans certain cas avec des massages transverses profond, de la physiothérapie et surtout des manœuvres d’étirement spécifique.

La reprise progressive de l’entraînement devra s’effectuer sur un terrain souple et plan, en veillant à la qualité des chaussures et à l’amortissement de leurs semelles.

La correction des troubles statiques par orthèses plantaires, notamment par un coin pronateur postérieur.

La chirurgie est rarement utilisée, elle est réservée aux échecs prolongés du traitement médical. L’intervention consiste en une section des fibres postérieures de la bandelette, au niveau de la zone de frottement. Après une période de repos de quelques jours, la marche est autorisée rapidement, la reprise de l’activité sportive s’effectue entre le 2ème et le 3ème mois.

 

 

 

 

Par alice
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Vendredi 19 septembre 2008

Depuis quelques années les médecins du sport se penchent de plus en plus sur l’état dentaire des sportifs dans la prévention des pathologies musculo-tendineuses mais aussi pour la compréhension de tendinopathies chroniques rebelles aux traitements classiques. Pour l’intérêt du sportif, en cas de pathologie chronique, une collaboration entre médecin du sport et odontologue ou stomatologue s’impose. 

        On observe de plus en plus de jeunes athlètes de haut niveau avec des appareils dentaires de correction des troubles de l’articulé dentaire ( RONALDO, les sœurs WILLIAMS ou M.J PEREC par exemple) et si on observe bien les athlètes de haut niveau, ils ont tous des dents de vedette de cinéma. Le port d’un appareil dentaire ne concerne donc plus uniquement les enfants ou les adolescents, mais aussi les adultes. Afin de donner à nos athlètes les meilleurs conditions de pratique, le concours d’un dentiste est maintenant bien répandu comme à l’INSEP (institut national des sports) par exemple.

 
Un bon état bucco-dentaire passe d’abord par une bonne hygiène dentaire quotidienne :

 
- Brossage des dents après chaque repas.
- Usage de fil de soie, de bossettes ou d’hydropulseurs.
- Eviter les sucres rapides type friandise ou soda entre les repas mais aussi les boissons et aliments de l’effort qui sont souvent à base de saccharose  (bien regarder la composition).
- Faire usage du fluor dés la jeune enfance, et pour les adultes qui ont fréquemment des caries prendre 1gr par jour de fluor à laisser déliter dans la bouche.
- Faire une visite 2 fois par an chez votre dentiste sans attendre d’avoir des douleurs.
- Faire contrôler le bon alignement dentaire, le bon fonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire et le bon positionnement dentaire lors de l’occlusion de la bouche par le médecin du sport lors de la visite d’aptitude annuelle.

 
Notion de posture et occlusion dentaire :

 
Il est encore mal connu chez les médecins et les dentistes que des troubles de posture peuvent avoir pour origine un disfonctionnement de l’occlusion dentaire. Une étude a pu montrer que des perturbations mécaniques dans le geste du sportif peuvent apparaître en modifiant artificiellement le bon fonctionnement mandibulaire ; on en conclut donc que des affections bucco-dentaires peuvent être à l’origine de pathologies secondaires à ces mauvaises positions gestuelles.

Ces observations ont montré que les nerfs de la gencive et des dents interviennent aussi dans la position fine en station debout et la facilitation gestuelle, en agissant sur la motricité des muscles moteurs des yeux et de la nuque.

Un dysfonctionnement de ce système, appelé manducateur, peut entraîner des craquements ou des douleurs au niveau des articulations temporo-mandibulaires (parfois même des douleurs cervicales) et occasionner des contractures musculaires à proximité ou à distance responsables de troubles positionnels eux même source de pathologies osseuses, tendineuses ou musculaires lors de le pratique sportive.

Des contre-performances sportives, d’origine bucco-dentaires ont été constatées et ont pu être évitées ensuite par la ré équilibration de l’occlusion dentaire.

Des tests bien précis sont utilisés pour mettre en évidence, au niveau des jambes, les effets d’un déséquilibre mécanique d’origine dentaire, ce test est appelé test kinésiologique ; c’est une technique qui fait déjà de nombreux adeptes aux Etat-Unis en Allemagne et en Italie ou elle est enseignée officiellement.

On reconnaît tous l’importance d’une bonne posture lors de la pratique sportive et les conséquences qu’un déséquilibre peut avoir sur les structures ostéo-articulaires.

 
Les divers pathologies dentaires pouvant être responsable de pathologies.

-          Toutes les malpositions dentaires nécessitant un traitement orthodontique.

-         Toutes les pathologies infectieuses ou douloureuses dentaires entraînant un dysfonctionnement dans la mastication ( abcès, caries…).

-          Les mauvaises adaptations de prothèses dentaires.

-        Les séquelles de traumatisme des articulations temporo-mandibulaires occasionnant une douleur à la mastication.

-          Une mauvaise fermeture buccale (occlusion dentaire)..

-          Une mastication unilatérale quelque soit la cause.

-          Pression excessive des dents de sagesse.

 
Examens complémentaires :

C’est l’indispensable panoramique dentaire qui domine les examens complémentaires ; facile à réaliser puisqu’il s’agit d’une simple radiologie qui rend compte de la totalité de l’appareil bucco-dentaire y compris les mandibules inférieure et supérieure.

Le panoramique dentaire est de plus en plus demandé lors de l’admission d’un sportif dans une filière de haut niveau ou lors d’un contrat pour un club professionnel par exemple ; il permet de détecter les caries mais aussi l’état de l’os, d’éventuelles kystes, des dents de sagesses mal positionnées et bien sur de dépister un mauvais fonctionnement mandibulaire.

 
Traitements :

En cas de troubles ou de pathologies inexpliquées, l’équilibre occlusal et le bon état dentaire doit être contrôlé par un odontologiste averti à la recherche d’une éventuelle cause dentaire ou parodontale ; il faudra traiter les foyers dentaires douteux et les gencives.


Par alice
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Lundi 2 mars 2009
Extrait de la conférence "Femme et sport" organisée le 8 mars 2006 au Centre National de Rugby de Marcoussis

Un peu de graisse ne nuit pas à la pratique sportive, au contraire !
C'est même la raison pour laquelle les femmes sont plutôt meilleures que les hommes dans des épreuves d'endurance. "A taille et poids identiques, la femme a en moyenne 30% de masse grasse en plus que l'homme, et autant de masse musculaire en moins, explique le Dr Martine Duclos, endocrinologue au CHU de Bordeaux et chargée de recherches à l'Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale). Lors d'une épreuve sportive, les hommes vont surtout puiser dans leurs réserves en glycogène, stockées dans les muscles, tandis que les femmes solliciteront leurs lipides, mis en réserve dans le tissu adipeux. Or si les hommes et les femmes sont égaux en glycogène (environ 400g par individu, équivalent à 1 600 kilocalories, donc à trois heures d'exercice intense), les femmes sont plus riches en lipides : il faut compter environ 16 kg de matière grasse pour une femme de 65 kg, soit une réserve de 140 000 kilocalories équivalente à 280 heures de sport ! (contre 85 000 kilocalories pour les hommes)".
Résultat, après un ultra-marathon de 100 km, les hommes s'écroulent, épuisés, vidés de toutes leurs réserves en glycogène, tandis que les femmes peuvent encore courir quelques dizaines de kilomètres. En revanche, les hommes sont souvent meilleurs dans les épreuves qui demandent un effort intense mais peu soutenu dans le temps, comme courir un 100 mètres.
Le Dr Duclos tente donc de raisonner les entraîneurs qui demandent aux femmes de se mettre au régime pour améliorer leurs performances sportives : d'une part, cette masse grasse est un atout en terme d'endurance à l'effort. D'autre part, cette masse grasse est nécessaire aux femmes pour protéger leurs os et leurs vaisseaux. Si cette masse diminue pour passer de 30 à moins de 20%, cela induit des troubles du cycle hormonal, une ostéoporose parfois très importante, ainsi que des complications cardiovasculaires. Avis aux professionnelles et aux joggeuses du dimanche !
Par alice
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