Karine
HERRY, médecin généraliste, championne de France du 100 km 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, vice championne d'Europe Master 2004, neuf fois victorieuse des Templiers (1997 à 2006).
Le 26 août 2006, elle est devenue la première française à triompher au North Face Ultra Tour du Mont Blanc (UTMB), portant en
même temps le record féminin à 25h22' malgrè une météo peu favorable
En France le discours officiel est qu'une alimentation variée permet de couvrir tous les besoins en vitamines.
Dans les faits, les déficits sont légion. 56 % d'entre nous ne reçoivent pas les apports conseillés en Vit B1, ainsi que 40% en vitamines B2, 60% en vitamine B6, 29% en vitamine C, 42 % en vitamine E. 75% des citadins manquent de vitamine D en hiver. 30% des hommes et 37 % des femmes présentent un déficit en magnésium. 30% des femmes sont carencées en fer.
Ces déficits sont particulièrement fréquents chez les sportifs et les personnes qui cherchent à perdre du poids.
Proscrire l'usage des compléments alimentaires aux coureurs d'endurance est donc un non-sens en terme de prévention.
Les coureurs exigent beaucoup de leur corps et même en suivant une alimentation strictement étudiée, ce qui est dur à concilier avec les exigences de la vie de tous les jours, ils risquent d'être chroniquement carencés en antioxydants (qui neutralisent les méfaits des radicaux libres produits en grand nombre à l'effort) et en fer (nécessaire au transport de l'oxygène vers les muscles)
Aussi en période d'entrainement ou de compétition intensifs, l'apport de compléments alimentaires peut être nécessaire à la sauvegarde d'une bonne santé.
A partir du moment où les compléments alimentaires, comme les produits énergétiques, ne contiennent pas de substance interdite, au nom de quel principe le coureur n'y aurait il pas droit ?
Compléments alimentaires les plus connus :
La Spiruline et le jus d'herbe d'orge sont assez riches en vitamines, minéraux et oligo éléments.
Le Ginseng et l'éleuthérocoque, ont la réputation de renforcer les défenses immunitaires et d'augmenter la tolérance au stress et la résistance à la fatigue. Attention, de nombreux produits sont vendus sous le nom de Ginseng alors qu'ils n'en contiennent qu'une très faible teneur et peuvent même contenir des plantes qui positivent les contrôles anti dopage.
Les Wheys proteines (ou BCAA) aident à la récupération musculaire car elles apportent des acides aminés ramifiés qui sont utilisés à l'effort.
Prendre des suppléments d'Oméga 3 est intéressant car ils sont déficitaires dans notre alimentation occidentale, et qu'ils fluidifient le sang, luttent contre les inflammations et font baisser le taux de triglycérides. Oméga 3 est le nom générique donné à la famille des acides gras polyinsaturés, acides gras dits "essentiels" comme certaines vitamines et ne pouvant être obtenus que par l'alimentation ou en complément alimentaire. Les oméga 3 sont principalement présents dans les poissons gras des mers froides, ainsi que dans les noix et les huiles végétales, colza, moutarde. Cependant, il ne suffit pas de s'en gaver pour voir monter son taux d'oméga 3. Outre le mode de cuisson, qui peut tout changer, et le fait que tous les poissons n'en contiennent pas autant, plusieurs facteurs peuvent intervenir : l'origine géographique de l'animal, son âge, sa maturité, sa nourriture, la température de l'eau... Sans compter que, par exemple, le taux d'oméga 3 est dix fois moins élevé dans les saumons d'élevage - les plus couramment vendus - que dans les saumons sauvages.
La levure diététique, préparée à partir d'un champignon microscopique, est très riche en acides aminés et en vitamines du groupe B
Le germe de blé renferme lui aussi des vitamines du groupe B, du magnésium du fer et de la vitamine E.
Les probiotiques aident à régénérer la flore intestinale pour une assimilation optimale des micronutriments.
On trouve aussi beaucoup de préparations riches en antioxydants (vitamine C et E, bétacarotène, lycopène, zinc, sélénium, etc..) qui aident à lutter contre les radicaux libres, produits en grande quantité lors des efforts de longue durée.
ATTENTION cependant :
D'après un article de Jogging International et le site Volodalen
L'intérêt majeur des pâtes est leur richesse en glucides complexes, ou amidon, que populairement l'on nommait encore il n'y pas longtemps "sucres lents". On pensait en effet que l'organisme les assimilait de façon graduelle, un peu comme un goute à goutte, permettant aux cellules d'avoir leur ration de carburant en continu, sans à-coup. Aujourd'hui on sait que cette notion est un peu trop simpliste, et malgré le caractère progressif et variable de la vidange de l'estomac en fonction des glucides, des travaux ont montré depuis que tous les glucides se retrouvent en réalité en même temps dans le sang. Ils y apparaissent au bout d'environ 20 à 30 minutes. En revanche, l'amplitude de l'augmentation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) est variable selon les glucides : on désigne pat Index Glycémique (IG) la capacité d'un aliment à majorer la valeur du sucre sanguin. Plus il se rapproche de 100 (comme le morceau sucre que l'on met dans son café), plus il élève le pic de la glycémie et plus il a donc de fortes chances de finir dans les "poignées d'amour" et de perturber l'équilibre alimentaire. Plus cet index est bas, moins le pic glycémique est haut, et l'assimilation du sucre par les cellules sera donc progressive. Elles en seront donc abreuvées sans excès. Pour les pâtes, l'index glycémique est de 55 lorsqu'elles sont raffinées (blanches) et cuites, de 45 lorsqu'elles sont "al dente" et cet index descend même aux alentours de 35 lorsque les pâtes sont complètes c'est-à-dire réalisées avec le grain de blé entier (les fibres ralentissent l'assimilation des sucres). Selon la cuisson ou le raffinage, les pâtes élèvent donc plus ou moins vite la glycémie. Ainsi si l'effort est assez éloigné de la prise alimentaire misez sur les pâtes al dente ou complètes, et si l'effort est assez proche, mangez des pâtes blanches ou bien cuites !
De plus :
Les pâtes sont donc la principale source de d'hydrates de carbone, c'est-à-dire de sucres. Ces sucres libèrent au niveau du cerveau une hormone, la sérotonine, qui apaise l'organisme. Des études
ont en effet montré qu'elle empêche le stress de gagner du terrain.
La sérotonine est un neurotransmetteur du cerveau. Une élévation de son taux cérébral est connue pour causer une lassitude, améliorer la qualité du sommeil, améliorer l'humeur, diminuer
l'agressivité.
Les pâtes blanches sont assez pauvres en minéraux et vitamines. Semi-complètes ou complètes elles apportent des fibres mais aussi des vitamines du groupe B, véritables régulatrices de l'énergie dans le corps, et du magnésium, qui favorise le travail du système nerveux.
Attention les pâtes "minute" prêtes en quelques secondes sont non seulement pauvres en vitamines et minéraux, mais aussi très raffinées et présentent donc un IG plus élevé que les pâtes traditionnelles.
En fonction du type de pâtes on compte 80 g de pâtes sèches par personne en accompagnement, 100 à 120 g par personne en plat unique.
Bonnes pasta party !!