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Mondeville 16 septembre 2006

C'est la rentrée!!! Pour le TGV-Villebonnais aussi … avec cette course au format original: un trail de 91 km en relais, par équipe de 5, avec 5 boucles autour de Mondeville: 25, 15, 16, 24 et 12 km (pour les gens précis: les boucles ont été mesurées à  24.986, 15.467, 16.145, 24.443 et 12.051).

 

 

 

Nous sommes 15 courageux à avoir signé en bas de la feuille, ce qui nous permet de constituer 3 équipes. Les desiderata de chacun sont très complémentaires, ce qui permet à tous de courir la course qui lui va bien. Les 2 boucles longues sont plutôt choisies par les futurs apprentis marathoniens …

 

 

 

 

 

 

Equipe 1

Equipe 2

Equipe 3

25

Guillaume

Joël

Arnaud

15

Joëlle

Marie-Ange

Pierre-Yves

16

Philippe

Gilles

Jean-Charles

24

Jean-Marie

Olivier PB

Pascale

12

Olivier T

Alice

Brigitte

 

 

 

 

 

 

La course débute samedi 16 septembre 2006 à 9h, jour d'école pour la plupart de nos petits … ce qui nous conduit à rejoindre Mondeville par vagues successives. La première est constituée du grand chauve qui se prend pour un coach et des 3 premiers relayeurs: Joël, Guillaume et Arnaud. Dans la voiture l'ambiance est détendue, … quoique …. La perspective de faire 25 km en nature et les discussions autour de notre future participation au marathon de La Rochelle provoquent une légère tension palpable en particulier chez Joël et Arnaud venus plus récemment à la course à pied. Je réveille un peu de tension chez Guillaume qui croyait s'en tirer comme une fleur en envisageant un temps de 2h15 à 2h30 pour sa boucle: "Que nenni, tu dois boucler en moins de 2 h! 1h50 à 1h55 serait le bon choix". C'est que l'équipe 1 peut envisager un bon classement, avec les apports récents de Guillaume, Joëlle et Philippe.

 

 

 

A Mondeville, le retrait des dossards se passe bien, personne ne trouvant à redire à une pile d'une dizaine de certificats identiques et datés du même jour !!! De toutes façons, ils sont tout ce qu'il y a de plus légaux.

 

 

 

Le ballet des passages successifs des concurrents du 91km et ceux du Trail du Gâtinais (55 km) nécessite une attention particulière des orienteurs et du speaker. Ils s'en sortent plutôt bien, mais maintenant, une difficulté supplémentaire s'offre à eux, le relais va partir, avec 46 équipes et 4 relais à passer avant l'arrivée, sans compter la course découverte (24 km) qui s'élancera un petit ¼ d'heure après le relais.

 

 

 

Nos champions s' élancent sous l'œil aveugle de mon appareil photo, la batterie rendant l'âme au coup de pétard du départ. C'est parti pour 7 à 9h de course.

 

 

 

Pendant les premières minutes d'attente, je rencontre quelques UFOs engagés dans les courses individuelles. En particulier, j'ai le temps de discuter avec Yves (Ysolo) qui abandonne sur le 91 vaincu par des problèmes digestifs. Il faut dire qu'il a mis la barre un peu haute en venant rejoindre Mondeville en courant depuis Briis sous Forges, soit 35 km en plus, avant les 91 km. Je le laisse rentrer chez lui, toujours à pied pour ses 35 km retour!!

 

 

 

Philippe et Joëlle arrivent assez tôt avec  leur chien, candidat à la boucle de 16 km. Le temps de discuter un peu, de se changer et nous nous rapprochons de la zone des relais. Nous pensons avoir un peu de temps avant l'arrivée de Guillaume et entreprenons de changer le porte bidon de Joëlle pour un porte gourde de meilleure facture. Nous sommes en pleine opération quand arrive Guillaume, en 1h54!! Ils nous a tous bluffés (plus de 13 km/h de moyenne, en tenant compte du dénivelé, c'est une base de 3h05 au marathon!!). Résultat: branle-bas de combat, Joëlle reprend son porte bidon de la première guerre mondiale, s'affole dans les rubalises et finit par s'emparer du témoin du relais un chouchou tendu par Guillaume.

 

 

 

A peine le temps de féliciter celui qui a mis l'équipe 1 sur orbite que nous voyons Arnaud à l'horizon. Dans son style puissant (c'est d'ailleurs une marque de fabrique du TGV-V), il franchit la ligne en 2h14 (il affiche là une base de 3h40/3h45 au marathon de bon augure pour La Rochelle). Ses genoux, quoique douloureux, ont tenu la distance. Il évoque le départ de ouf de Joël qui semble l'avoir payé sur la fin. Celui-ci se présente tout de même à l'arrivée, avec seulement 7 minutes de retard sur Arnaud. Le voilà, lui sur une base de 4h au Marathon.

 

 

 

Pendant le relais suivant, je croise Valéry (val) et Cédric (L'Castor Junior) l'un abandonne, vaincu par une saison longue et brillante mais l'autre continue de se révéler grand coureur (à ce moment, il est 10è sur le 91. Je situe au loin Stéphane (Runstéphane) et entr'aperçoit Emmanuel (Le Sanglier) qui semble piocher un peu.

 

 

 

Gilles et Jean-Charles font une arrivée remarquée. Leur concentration sur l'objectif est déjà totale. Leur regard fixe l'horizon, la tension s'exprime dans tout leur corps … attention, les fauves sont prêts à être lâchés. Etienne est là, appareil photos en main, prêt à immortaliser le moment.

 

 

 

Pendant ce temps, Joëlle nous claque un beau chrono et 1h30, soit à 10,3 km/h. Elle se déclare ravie de sa course et avoue sa préférence au trail sur la route (tant mieux, on se reverra souvent!). Pierre-Yves et Marie-Ange suivent avec des chronos proches, respectivement 1h34 et 1h36. Il faudra les marier, ces deux-là …

 

 

 

Laissons-là nos tourtereaux et suivons la course de Philippe qui bien que peu entraîné à la course à pieds bénéficie à la fois de qualités naturelles haut-de-gamme et de son entraînement VTT pour réaliser la plus belle performance de la journée pour le TGV-V: 1h11 pour 16,145 m, soit 14 km/h. Il fait remonter l'équipe 1 de 5 à 6 places … mais finit la course avec le tendon d'Achille très douloureux : à surveiller avant de refaire des exploits! En attendant, il lance Jean-Marie qui part pour 24 km, il semble en grande forme. Dans ces entrefaites, Pascale et Olivier sont arrivés. Leur préparation aux glucides lents a été minutieuse … vont-ils éviter l'habituelle séance cuvette d'après-course???? Le suspense nous tient en haleine!

 

 

 

Jean-Charles puis Gilles arrivent avec un gros quart d'heure d'écart, ils sont heureux de leur course, se sont donnés à fond, mais semblent finir sans souffrance. Pour Jean-Charles, toujours à la recherche du plaisir, l'objectif semble bien atteint. Gilles peut être fier de sa course, lui qui vient juste de nous rejoindre et qui explore petit à petit ses limites. A n'en pas douter, il a de la marge et viendra titiller dans quelques mois les meilleurs de notre groupe et les plus longues distances.

 

 

 

Pascale et Olivier prennent leur relais avec conviction et sourire. La distance (24 km) est une première pour eux. Elle constitue aussi certainement un test avant de se déterminer pour le marathon de La Rochelle.

 

 

 

A ce moment, Stéphane (Runstéphane) finit sa 4è boucle. Je vais me présenter et prendre de ses nouvelles. Le contact, comme souvent avec les UFOs est très facile, et nous devisons agréablement avant de se donner rendez-vous sur la dernière boucle qu'il va entreprendre bien avant moi, mais à la vitesse que les 79 km déjà effectués lui permettent encore, soit bien inférieure à celle d'un coureur frais.

 

 

 

Au bout de 2h d'attente, le temps de course de Jean-Marie nous paraît long. Je ne peux croire qu'il ne lui soit rien arrivé. 24 km pour lui, c'est 1h50 voire 1h55, pas au-delà. Les équipes du haut de classement se succèdent, l'impatience nous gagne. Enfin, le voilà qui se profile à l'horizon. J'apprendrai plus tard qu'il aura fait 2 à 3 km de plus suite à 2 erreurs de parcours. En attendant, c'est à moi de m'y coller, heureusement , accompagné par Guillaume qui veut enquiller les km en préparation des Templiers, fin octobre. Je pars un peu dans l'inconnu, 3 semaines après l'UTMB, avec des séquelles aux jambes (tendinites, ménisque, …), 3 jours de fièvre dans la semaine et 5,5 kg de perdus en 18 jours.

 

 

 

J'essaie d'allonger la foulée, cela ne se passe pas trop mal dans la première moitié de la course, mais la succession de faux-plats montants me coupe un peu les jambes et me conduit à ralentir dans les plus fortes montées … jusqu'à marcher là où je devrais courir. Guillaume qui a déjà 25 km dans les jambes doit m'attendre dans cette seconde partie. Je trouve un second souffle pour le dernier quart, et nous voyons au sol la marque du dernier km. Quelques centaines de mètres plus loin, je double Stéphane qui en finit avec ses 91 km. Un encouragement au passage et j'essaie d'accélérer en espérant doubler une dernière équipe avant l'arrivée. Ce ne sera pas le cas, (l'équipe précédente n'était pourtant qu'un bonne minute devant) et nous nous contentons de la 7è place qui suffit cependant à notre bonheur collectif.

 

 

 

A mon arrivée, je suis accueilli par Alice et Brigitte (entre autres). Pascale et Olivier ne sont donc pas encore arrivés … Ce sera chose faite peu après ma propre arrivée. Pascale est souriante et visiblement satisfaite de sa course, par contre la démarche d'Olivier dans les derniers hectomètres laisse apparaître que les crampes ont fait leur apparition dans un remake du Castor Fou. Nous encourageons Brigitte et Alice, accompagnées respectivement de Jean-Marie et Arnaud, pour leur boucle de 12 km. Ensuite il est temps de se préoccuper de Pascale et Olivier dont la mine se fige peu à peu jusqu'à ……. la séance cuvette habituelle. Et non, ce n'est pas encore cette fois-ci qu'ils y échapperont. Ce n'est pas tant inquiétant pour Pascale qui compte sur les bénéfices secondaires de son état (un moment passé avec le médecin de la course: un grand black charmeur !!!) que pour Olivier qui au-delà de ses nausées souffre de crampes qui laissent planer un doute certain sur sa capacité actuelle à finir le marathon. Il faudra préalablement régler ce problème.

 

 

 

Nous profitons de l'apéritif quand, à l'heure exacte que nous avions prévue, arrivent Brigitte puis Alice, souriantes malgré l'effort … et méritantes, puisqu'elles permettent à leur équipe respective de se maintenir 37 et 39è sur 45.

 

 

 

Un passage rapide au stand cacahuètes et nous rentrons tous pour nous retrouver pour la récompense ultime: notre soirée d'après-course à la maison. Décidément, ces après-courses font indéniablement partie du charme!

Rendez-vous pour la prochaine: "Sur le sentier des Lucioles" à Auffargis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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