
Je ne reviendrai pas, ou plutôt si, sur le fabuleux marathon de La Rochelle ( provient du nom d'un petit village du Xième siècle appelé petit Roche, historien l'opb !). Bravo encore aux novices ( en cornette je les préfère ), bravo aux expérimentés, bravo aux souteneuses et proxo..souteneurs, bravo à la CORNIC's connection dont le soutien pancardier, fleuron d'une CGT millésime 1978, soutien teinté de cette nouvelle expérience qu'ils ont valeureusement gagnée sur les avenues et ponts de la Pomme Verte sans trop de pépins ma fois, donc en revenant au début de la digression …soutien pancardier particulièrement apprécié des TGV Vistes coureurs.
Je ne reviendrai pas sur la qualité de l'accueil de nos hôtes, Laetitia et Cyrille, l'hospitalité du marais poitevin n'est donc pas un vain mot
Je ne reviendrai pas sur le retour véhiculaire ponctué de "Voyou, tu pues !" de "Yes on l'a fait " et de "mais oui maman les enfants mangeront des œufs, s'il en reste …". Tout cela sous la haute férule conductrice d'un Pierre Yves dont les titillements de fatigue d'un semi ( un peu trop Usseau sur le semi, notre P.Yves, ne pas oublier !) n'ont pas eu de prises et qui sous les 143km/h programmés et régulés nous a gentiment bercés, peut être endormis pour certains, jusqu'à bon port villebonnais
Je ne reviendrai pas…si je viendrai …. si je viens, oh oui je viens !!!!
Je viens oui, bien sur la deuxième émotion…
La première nuit avec une marathonienne, sans les PYMA en plus !
Quelle angoisse, près de 25 ans de vie commune et anxieux comme au seuil de la première fois( que je ne raconterai pas ici, tant la gloire nous pourrions en tirer, Pascale et moi, serait teintée d'un voile opaque de pudeur et de relent de lendemain de fête…je réserve tout cela pour d'autres récits épicuriens.)
Donc disais je, anxieux, nerveux, hypocondriaque, cette question lancinante, taraudante mieux pénétrante à l'esprit ( au mois au début..) :
Interrogation permanente, la rigidité attendue sera t elle moins cadavérique que celle du malheureux qui nous a quitté pendant la course ? ( là je ne suis pas drôle, mais courir peut être dangereux ! plaisir avant tout !!! d'ailleurs le sexe aussi est dangereux disait Félix Faure et Daniélou dans un coït final mais tragique ….)
Evidemment, les fragrances d'Arnica au fond du lit sont un peu " tue l'amour' et font plutôt penser à un arrière fond de vestiaire de 4ème division.
Evidemment, la serviette posée sur la couette pour le massage, ça fait pas rêver l'étalon dans le starting block ( c'est moi qui écrit, je fais ce que je veux ) puis imaginer arracher le cuissard avec les dents, c'était trop tard !!
Mais alors la nuit marathonienne, ces 5 heures d'effort non-stop, ces interminables va et vient …de la jambe gauche ; puis droite, puis gauche, puis droite…le ravitaillement, le massage de l'adducteur…tout cela était un mythe fuyant, partant, errant même ???
Et alors ? et alors ? ET ALORS ??
J'attends un peu, , j'attends mais … si le marathon est long, un semi même d'accompagnement c'est long aussi, d'autant que la sangria poitevine, et la nouille radegondienne bloquent la transmission rigidifaire, perte du signal, fibre optique pétée…en un mot, je m'endors dans les 5 secondes, peut être que j'ai aussi ronflé du fin fond de ma glotte, guttural comme un turc en goguette ! bref Rocco SIFFREDI ne craint pas la concurrence, la poutre à défaut d'apparente était comme la paille, dans l'œil du voisin.
Non, ma marathonienne de femme, à l'orée de ses 44 ans ( le 28 prochain, demain donc ) est descendue ce matin, 6h45, altière et fraîche comme au premier jour de notre rencontre ( là j'idéalise un peu, j'enjolive un peu le tableau, comme Léonard avec madame Joconde, mais si peu; le temps glisse sur elle comme l'eau sur les plumes de l'Eider…ouahhhhhh dit la foule, pas mal celle là je la mets de coté )
, donc je reprends… descendue.. de l'escalier à triples encorbellements de notre manoir du 14 allée des sources ( vous séparerez le vrai du faux , bien sur ).
La fatigue comme les années, sont les secrets cette maturation, cet épanouissement bénéfique quasi oenologique qu'une bourguignonne comme elle ne peut dénier.
Elle est têtue aussi, elle ne lâche pas, ne lâche rien, ne la lâche pas, oh oui tiens le bien Etienne, Etienne !!!
Quelle expérience tout de même un marathon le jour et ensuite nuit marathonique …nique, nique, Dominique !!! ( comprendront les occupants de l'Espace PYMA)
Bref Marathon sexuel? légende, laissez tomber, mais courir à deux, pas mal, mieux sympa, en fait exaltant et j'en reprends quand elle veut si elle me supporte toujours pendant deux heures à jacter pour tenter de faire penser à autre chose que la douleur….
Tiens mieux, plus fou ! je fais le pari inverse : pour ma première fois à moi …
Elle sera aussi à mes cotés pour les 20 derniers !
et du fond du cœur, merci à tous !!