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"Epique marathon ou le Récit d'une journée près d'un petit coin charmant : Usseau" par MonJojo

Epique, forcément épique !!

Même au bord de l’Atlantique, et même si le barrage s’était pour l’occasion transformé en quais et en jetées, la Marguerite aurait fleuri cette annonce  en nous voyant ruisseler tous sous ce beau soleil.

 

 

 

Ruisseler, pas encore au matin du 26 : tranche de vie du groupe…

Petit déjeuner commun où l’on se demande si la diététique c’est après ou pendant le repas. Quelques échanges et conseils aussi pour savoir comment utiliser au mieux l’alimentation du fameux pack : le gel pas dans les cheveux ; le gâteau c’est pas quand on veut où on veut ; le coup de fouet, ah ! le coup de fouet …

Mise en tenue sportive et déjà la torture : scotchage des mamelons hommes, pas sur les yeux le sparadrap ; de la crème partout où ça frotte ; le bon short ; les chaussettes en téflon (inutile d’emporter les casseroles : cela fait mariage (sans n) ).

Et c’est le signal du départ. Ce moment tant attendu : émotion, finie la rigolade, il faut faire l’effort.

Vite, dans les carrosses : les 3 voitures démarrent, se suivent et se garent. Tous au parking de la gare pour le TGVV.

Timing impeccable. On ré-ajoute des habits (sacs poubelles, contensions de mollets, …) on re-mange, on re-boit, on ré-fléchit, on infléchit sa stratégie de course, on s’allège physiquement. "On" pouvant être différent selon l’action. On, à cette occasion, n’est pas un con.

 

 

 

Bon ! Tout le monde est prêt ? Oooouuuuuuiiiiii. Bon on y va, et à peine quelques minutes d’attente, une dernière fanfaronnade et bang (le big) : départ.

Emporté par la fougue qui nous entraîne,  nous quittons le quai, havre de paix où l’on se tenait chaud l’un à l’autre ; (tu parles Jean Charles, tu ris Jean Marie, tu y es Olivier, t’es au chaud Arnaud, t’es pas pâle Pascale (et pourtant), en musique Dominique, pas de slalom Guillaume, faut pas que ça flanche Marie-Ange, faut que tu excelles Joel, et je ne vous cite pas tous les autres… 8000 personnes.

 

 

 

La course. La course, … ah ! oui la course. Ohoh ! une formalité !.        ?

 

 

 

Bon d’abord les supporters.

Indiscutablement, hier, la preuve a été donnée qu’un marathonien est supportable. Et que c’est bon d’entendre un supporter (meilleur que le coup de fouet de stim). Et que dire de la pancarte TGVV !!? le bonheur.

Les spectateurs : quartiers nord HLM, les gens aux fenêtres ; parcs botaniques, les spectateurs qui encouragent par le prénom, quartier universitaire et les jeunes qui renouvellent les encouragements, les rond-points avec les bénévoles et un mot gentil, et ah ! les ravitaillemenments nourriciers.

 

 

 

La course.

1ère boucle : tout est under contrôle. Et même surprise à l’affichage des temps supposés à l’arrivée, même si cela est un peu difficile ; c’est bien ça donnera un peu de marge.

Début de la 2ème boucle, je croise la 1ère féminine qui termine sa 2ème boucle : quelle aisance, quelle souplesse, quelle élégance sauf celle de me faire prendre conscience de l’écart.

Chute : des oh ! dans le public. J’ai pas mal mais on est bien par terre sur le dos. Solidarité, un concurrent me rapporte ma sacrée bouteille et je suis tranquille.

Mi-marathon : ça devient dur quelques moments de marche de plus en plus nombreux. La marée maintenant est basse ; mais les autres concurrents s’en foutent mais pas les bateaux. Les bateaux ne peuvent plus aller à la pêche au thon, ils ne sortent plus du porc. De toute façon, ce ne sont pas de chaluts japonais et on n’est pas à Gibraltar ; je ne ferai pas le marathon de Gilbraltar : trop dangereux. Je remonte vers le quartier Nord et le parc. Dans le parc des mares, dans les mares des carpes. Des maracarpes ; c’est plus relax. Dans le peloton, les rythmes sont maintenant bien différents entre ceuces qui s’écroulent  et les fringants qui remontent le flot des concurrents tel le saumon moyen. (Il faut savoir que le saumon de l’atlantique ne meure pas lorsqu’il a fait sa remontée contrairement au saumon du pacifique). Je ne ferai pas non plus le marasaumon de Vancouver : trop risqué. Fin de la deuxième 1ère boucle : la manche à air verte me dépasse. Mais heureusement, les supporters sont là juste après. Passage dans le quartier chaud de La Rochelle, le maramorue n’est pas pour moi, pas plus que le maramaquereau. Des jeunes jouent au pied avec un ballon ; c’est le jour du maradonna : je ne ferai pas le maradonna : trop technique.

 

 

 

Retour sur le centre ville, nous longeons la mer. Puis entrée dans le centre ville, dernier passage devant les supporters et les précédents arrivés. Des ailes, des ailes pour terminer en fanfare, en fanfaron… et pour les mathématiciens en 2² heures ; 24 minutes et 25 secondes. Enfin, aujourd’hui (après la sieste, le repos,.. ;) j’achète le journal l’épique pour lire tout cela.

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