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Pour varier les plaisirs : in aqua(thlon) veritas ! par Arnaud

 


 

N’ayant malheureusement aucun don particulier pour les plaisirs montagnards qui s’offrent aux trailleurs aux longs cours (faut vraiment être un trail(ail)leur  pour pouvoir être long et court en même temps !) en ce dimanche de fête des mères (bonne fête maman !), j’avais décidé d’occuper mon dimanche avec une épreuve assez original en participant à l’aquathlon organisé par l’USP-triathlon (les élans qui nagent) ; à savoir une course de 500 m. de natation en la piscine de Palaiseau (je suppose que l’Yvette n’est pas assez profonde pour servir de terrain de jeux aquatiques) enchainée par 5 km de course à pied aux bords de l’Yvette (qui effectivement se prête mieux aux joutes pédestres).

 

Me voilà donc de bon (et frais matin) en maillot de bain près de la piscine où Isabelle, toujours aussi adorable à bien voulu m’amener en voiture (sportif mais fainéant !) avec mon superbe tatouage d’épaule qui me permet de rêver durant quelques secondes à Embrun (si, si, je vous jure, ils ont le même type de contre-marque dans l’Iron-man, ils sont juste un peu moins affutés ;-)) ;

 

 

 


 

 

 


Quoique, en termes d’affutage, il y a de la concurrence : regardez-moi les tablettes du bonnet bleu… et dire qu’il est dans ma série. On dit « dans ma vague » quand on veut faire pro !  Car en effet, à mon grand soulagement, il n’est pas prévu de s’élancer à 75 tous ensemble dans la piscine pour 500 m. de paires de baffes en tout genre mais nous sommes répartis en 4 vagues successives par niveau d’engagement.

 

A ce sujet je suis un peu inquiet en constatant que malgré un temps d’inscription de 8 mn 50 en natation – qui, même si il est plutôt quelconque, me semblait tout de même assez honorable -  « on » m’a mis dans l’avant dernière vague : ils nagent tous le 100 en moins de 1 mn 15 ou quoi !?

 

En fait je serais temporairement rassuré en voyant partir la 1ère vague, très « peinardement » et pour beaucoup en brasse : manifestement les ordres de passage sont inversement proportionnels au temps escompté. Mais là nouveau mouvement de stress : si je suis dans la troisième vague, c’est que je vais nager avec les bons ; je ne pourrais jamais suivre le rythme ! Bref, jamais content le Nono !

 

 

 


 

 

 

Enfin, il n’ya plus qu’à regagner le bord du bassin accompagné de mon fidèle et très exigeant coach et à attendre ma série « sereinement » (si, si, pourquoi, ca ne se voit pas sur mon visage benêt avec ce bonnet qui me donne l’air d’une tête de gl…. !).

 

 

 

 

 

 

Et plouf… à l’eau, qui bien évidement, est glacée ! brrrrr

 

Y a plus qu’à discuter toilette et chapeau (il parait que la Queen Elizabeth, toujours à la pointe de l’élégance chapelière,  a commandé le même) en attendant le départ…

 


 

 

Et là, pan ! au coup de pistolet, tous les canards sauvages qui comprennent que la chasse est  ouverte s’ébrouent frénétiquement pour une course d’enfer.

 

J’ai pas de photos pour le prouver puisqu’Isa a eu la gentillesse de bien vouloir me filmer de préférence afin de me permettre d’analyser ma technique de nage (bon sang de bonsoir de bras gauche qui se traine honteusement en flemmardant plutôt que d’attaquer la vague….), mais vous pouvez me croire sur parole, cela a été dantesque, comme en atteste l’enthousiasme délirant exprimé par « mes » supportrices en transe.

 


 


Bref, après 300 m. dans la vague d’un cadet aussi vaillant que présomptueux (c’est de son âge mais attention, papy fait de la résistance : t’as pas vu Mick JAEGER et Harison FORD !) puis, après avoir enfin réussi à le doubler, 200 m. en tête des 4 gaillards de ma ligne d’eau, je sors en 8 mn 27 s , temps, pour moi, canon que je n’avais jamais réussi en bassin de 50 m. où mon modeste « record » était de 8 mn 51 s.

 

Je m’en vais donc, comme toujours à la piscine, tranquillement profiter d’un repos récupérateur bien mérité sur le bord du bassin après cet effort particulièrement intense quand soudain j’entends Isabelle, Manon, Claire et Louis hurler vas-y Arnaud, c’est super t’es le premier à sortir de l’eau ! En fait la parfaite objectivité filiale qui caractérise Claire (je t’aime ma puce !) lui a un peu fait perdre le sens des réalités : je ne sors que 6ème sur les 25 de la 3 ème vague même si je suis effectivement premier des 4 de ma ligne d’eau (on a la gloire que l’on peut )… et en plus, la meilleure vague n’est pas encore partie (je sais, je sais, ces histoires de vagues calculées par Claire c’est pas très clair, voire franchement vague, mais faut vraiment être sorti major de polytechnique pour faire du tri…). En attendant, merci les filles et mon Loulou de me rappeler à ma dure réalité post-aquatique et terrestre !!! Il n’y a vraiment que l’aquathlon pour vous faire toucher ainsi du doigt les extrêmes difficultés auxquelles ont été confrontés les premiers amphibiens qui se sont essayés à marcher en sortant de l’eau il y a de cela quelques millions d’années (c’était du plus de 6 mois au marathon facilement !).

 

Enfin, y a plus ka se précipiter sur l’aire de transition, enfiler le short qui colle au maillot trempé (pouah !), lacer les chaussures tant bien que mal (pas bête l’idée des lacets auto-serrés de Guillaume que Manon me préconise d’essayer !) et mettre mon plus beau maillot du TGV-V fabriqué sous l’égide des PYMA pour le marathon de Saint-Michel si je me rappelle bien. Parce que, quand je cours c’est en portant haut et fier les couleurs du club, MOI !!! (cela dit vu les résultats de la course en cap, je ne suis pas certain que le club soit, lui, aussi fier que je porte ses couleurs…)

 

C’est à ce moment que j’ai l’immense plaisir de voir le jeunot qui était parti en trombe dans le bassin avant que je ne le dépasse sur les 200 derniers mètres entrer essoufflé dans l’aire de transition en ahanant  « c’est terrible, vous m’avez complètement cramé monsieur » … je sais, je sais !!!... juste avant de le voir, après quelques secondes de récupération, filer en trombe en course à pied pour ne plus le revoir avant la ligne d’arrivée : c’est pas vrai, il se fout de moi ou quoi ?!

 

 


 

 

 

Bref, après 1 mn 43 s de transition (une éternité mais nécessaire à un minimum de récupération)  c’est reparti pour les 5 km 047 de course dans un décor particulièrement exotique et dépaysant en longeant l’Yvette vers Villebon puis Saulx que j’ai le plaisir de découvrir (pour la je ne sais quelle centième de fois).

 

En attendant l’organisation est extra : des membres du club de tri de Palaiseau sont à tous les points de passage avec tous un mot d’encouragement.

 

Et ca tombe bien, parce-que si j’estime savoir un peu flotter, si je pense savoir un peu me trainer au sol, je suis en train de me rendre compte que je ne sais pas, mais alors pas du tout, courir vite après avoir nagé vite.

 

Enfin, l’avantage de ce type d’épreuve sprintée, c’est que tout va si vite que l’on n’a pas le temps de penser à autre chose qu’au plaisir du moment : carpe diem ! Mais comment qu’ils font ces héros de l’absolu qui partent pour courir pendant 10, 15, 20 heures sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres en montagnes : chapeau bas les petit(e)s et les grand(e)s savoyard(e)s du TGV-V !

 

 

En arrivant au stade j’éprouve une nouvelle fois cette indescriptible sensation que je rencontre dans chacune de mes courses en voyant l’arche d’arrivée si proche et en entendant les encouragements de bénévoles : « bravo, c’est presque fini » … avant d’ajouter ….. «  plus qu’un tour de stade ». Mais bon sang pourquoi faut-il que je me fasse avoir à chaque fois : quand on te dit que c’est presque finit, c’est toujours pour t’assassiner derrière en t’expliquant qu’en fait pas du tout... et qu’il faut encore produire un dernier effort qui, à ce stade de la course, parait insurmontable, avant de t’écrouler !

 

Enfin, il faut bien arriver au bout et je termine les 5 km 047 en 23 mn 05 alors que j’espérais être plus proche des 20 minutes ou au moins plus loin des 30. Pas fameux ! mais il faut prendre en compte la fatigue pré-accumulée en nage et un entrainement pour le moins en dilettante en cap ces derniers temps.

 

Il n’en demeure pas moins que les enfants m’accueillent aux cris de « Bravo Arnaud, t’es premier ! ».

 


Déjà deux vagues de 25 coureurs sont arrivés, des coureurs de ma vague sont eux aussi déjà arrivés, la dernière est meilleure vague est encore sur le parcours… mais cela ne change rien à l’affaire : selon des calculs qui lui sont propres et caractéristiques d’une rigueur toute scientifiquement incontestable, Claire me sait premier, alors que pour louis je serais plutôt troisième ; mais elle refuse obstinément d’entendre ses arguments : ce n’est qu’un bébé qui ne connait rien à l’affaire ! ….

 

 


 

 

Enfin en tout état de cause, les meilleurs sont incontestablement Claire, Manon, toujours aussi adorable et Louis, qui a fait sa petite sensation à l’appel des lauréats de l’épreuve des benjamins : quand l’organisateur a appelé le second, un certains Louis, en l’invitant à rejoindre le podium, mon Louis s’est très dignement présenté pour grimper, sans la moindre hésitation, sur la plus haute marche en poussant très gentiment mais tout aussi fermement l’usurpateur qui osait occuper sa place au grand étonnement des participants ne se rappelant plus avoir vu  un aussi jeune « athlète » participer à la course … t’inquiètes pas boudchou , ce n’est que partie remise, un jour tu l’auras ton podium !

 

 


Au final je termine, relativement satisfait pour cette grande première : 28ème sur 74 (après être sorti en 20ème position de l’eau et suite à une superbe partie pédestre ;-) !) et à la plus mauvaise des places en vétérans : 4ème sur 16 à une trentaine de secondes du 3ème (faut vraiment que je trouve ces lacets auto-serrés !).

 

Cela dit, en triturant dans tous les sens les classements (merci excel), je suis arrivé à la conclusion que ma Claire (bisous-bisous) ne s’était - bien sûr - pas trompée : je suis bel et bien le premier sur les … 6 « vétérans - hommes - catégorie 1- non-licenciés » qui ont pris part à la course ; certainement la catégorie la plus relevée du plateau (selon un avis unanimement partagé par Claire et par son père), non mais !

 

En conclusion de cette journée : celle-ci fut particulièrement plaisante dans l’ambiance très fraternelle et familiale propre aux sports un peu confidentiels dans lesquels chacun se connait et auxquels on vient participer en famille, grands et petits unis dans la même communion de l’effort (n’est-ce pas les montagnards ?).

 

En plus, l’organisateur a profité de l’occasion pour nous faire partager sa joie à l’annonce de la victoire aux championnats d’Europe de duathlon de Christophe LE BIHAN, qui n’est autre que son frère, né à Palaiseau il y a … 40 ans de cela : l’avenir est à nous !!!!

 

Bref, le tri, c’est trois fois plus d’émotion et je m’en vais de ce pas créer, à côté des section trail, Marathon, courses enfants, VTT (merci Jean-Charles), ultrafondus et ultrafondants  une section TGV-V-tri, avec Claire et Manon, qui ont exiger d’aller s’entrainer à la piscine l’après-midi même en prévision de l’aquathlon de l’an prochain, en chef de file : c’est bien les filles, on continue comme cela !

 

Et pour la combi-tri on choisit les mêmes couleurs que celles du maillot de course du TGV-V… mais au fait, on a arrêté le choix des maillots ?....

 

Vite, un before-during-after pour en discuter !

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